L'Alliance Renault-Nissan : 18 ans de défis relevés et de réussite
Renault Rapport Annuel 2106-2017 L'usine Renault de Flins produit la Nissan Micra depuis 2016. Retour sur une co-production Renault-Nissan avec l'interview de Catherine Perez, Directeur du Programme segment B chez Nissan et Olivier Talabard, Directeur de l'usine de Flins.

Ils écrivent l’Alliance avec un grand A
et ils savent pourquoi

L'Alliance Renault-Nissan : 18 ans de défis relevés et de réussite
L'Alliance Renault-Nissan : 18 ans de défis relevés et de réussite
L'Alliance Renault-Nissan : 18 ans de défis relevés et de réussite

Près de 600 recrutements

La fabrication de la Nissan Micra à Flins et la production du châssis de la voiture à l’usine du Mans ont contribué à la hausse du recrutement dans les bassins d’emploi de ces deux sites. Renault a réalisé entre 2015 et 2016 près de 600 recrutements en CDI à Flins et au Mans pour des postes de toutes catégories professionnelles (ouvriers, techniciens, ingénieurs et cadres) qui s’adressent aussi bien à des jeunes diplômés qu’à des profils expérimentés, avec des diplômes allant du niveau CAP, bac pro ou BTS à bac+5.

Au Mans, l’alliance de la tradition et de l’innovation

Les composants du châssis de la nouvelle Nissan Micra sont produits à 100 % par une usine française, la plus ancienne de Renault dans l’Hexagone, celle du Mans. Cette fabrication, qui a nécessité un investissement de 7 millions d’euros dans de nouveaux outils de production, augmente d’environ 8 % l’activité du site. Aujourd’hui associé à la quasi-totalité des projets « produits » du Groupe, Le Mans abrite un centre technique châssis à la pointe de l’innovation et de l’expertise.

Pensée pour la ville

Un design plus moderne, une technologie embarquée et des performances dynamiques qui garantissent un véritable plaisir de conduite : pensée pour une clientèle jeune et exigeante, la nouvelle Nissan Micra a tout pour percer sur le marché hyperconcurrentiel de la voiture urbaine.

C’est la première fois que l’Alliance va aussi loin dans le partage des process industriels

— Entretien avec Catherine Perez
Directeur programme segment B chez Nissan



Comment le choix s’est-il porté sur Flins pour la fabrication de la nouvelle Nissan Micra ?

Catherine Perez — Cette 5e génération a été pensée pour l’Europe, il était donc logique d’allouer sa fabrication à un site proche de ses clients principaux. Le marché européen est extrêmement concurrentiel, surtout sur le segment des citadines, et il est essentiel pour la réussite d’un lancement de ne pas faire attendre longtemps les clients. Autre argument en faveur d’un site européen : chaque client peut créer « sa » Micra, et cette personnalisation n’est pas compatible avec de longues distances de transport. Mis en concurrence avec d’autres sites du réseau, Flins l’a emporté, notamment parce que l’usine fabriquait déjà des véhicules du segment B. On pouvait donc réutiliser des équipements déjà en place.

Assembler un véhicule Nissan dans une usine 100 % Renault, est-ce une première ?

C’est la première fois que Nissan confie à Renault l’industrialisation d’un véhicule entièrement nouveau. Il a fallu faire converger deux cultures industrielles et implanter à Flins des façons de faire propres à Nissan. Le processus a pris trois ans à partir de l’annonce du choix du site français en 2013. Plusieurs opérateurs de Flins sont partis se former au Japon au sein de l’usine Nissan d’Oppama, l’une des plus modernes du Groupe. Ces échanges très enrichissants ont parfois débouché sur des adaptations réciproques. Nissan a, par exemple, adopté le process d’assemblage du toit des véhicules utilisé par Renault. À la fois plus esthétique, plus rapide et moins coûteux, il est aujourd’hui utilisé pour la Nissan Micra mais va aussi s’étendre aux autres sites de production de Nissan pour d’autres véhicules. Après une première approche de fabrication de pièces sur une réplique de la chaîne de montage au Japon, des tests ont été réalisés sur la vraie chaîne, avec le support d’équipes de Nissan qui se sont déplacées à Flins, pour aboutir à la fabrication des premiers véhicules début 2017.

« Sur un marché européen très concurrentiel pour le segment des citadines, impossible de faire attendre les clients qui ont acheté un véhicule.»

Que retenez-vous de ce travail en commun ?

Ce projet va plus loin que le simple partage de process :
les équipes ingénierie, qualité, manufacturing de Flins et d’Oppama s’y sont très fortement investies. Elles ont mené pendant ces trois ans un tel travail de fond que l’on peut vraiment dire aujourd’hui que cette ligne de production représente le meilleur de Renault et de Nissan. C’est un formidable « atelier d’apprentissage » qui a pu se mettre en place, et l’Alliance n’a pas fini d’en mesurer les bénéfices.

Renault Rapport Annuel 2106-2017 Renault Rapport Annuel 2106-2017

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Alliance

Un défi relevé

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La nouvelle Micra produite en France

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Avec la Micra à Flins,
l’Alliance devient concrète

Chef d’unité élémentaire de travail peinture, Nathalie Retourné a fait partie des 60 collaborateurs de Flins qui se sont formés sur le site Nissan d’Oppama, au Japon. Retour sur une expérience exceptionnelle.



Comment avez-vous intégré les process Nissan ?

Nathalie Retourné — Avec deux de mes collègues, un formateur et un opérateur, j’ai fait deux voyages à Oppama. Le premier m’a permis de découvrir l’implantation des chaînes et de me former pour obtenir la certification de Supervisor Master Trainer, pour pouvoir former à mon tour d’autres opérateurs aux standards Nissan. C’est la première fois que des collaborateurs de Renault obtiennent cette certification, indispensable pour que Nissan autorise Flins à produire la Micra. Notre second séjour était davantage tourné vers des formations à des outils spécifiques. Chaque fois, j’ai été frappée par la très grande rigueur de ces formations, le temps passé par nos collègues japonais à détailler chaque geste, chaque process et à les expliquer aux opérateurs. Le système va très loin, avec des écrans vidéo implantés sur les postes des opérateurs et qui montrent les modes opératoires.

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

Elle a modifié le regard que je porte sur mes équipes et la façon dont je transmets ce que je sais. Mais l’inverse est aussi vrai, et il y a eu un véritable échange entre nous : par exemple, les équipes d’Oppama n’avaient pas la même approche de l’ergonomie. Nos séjours ont permis de les sensibiliser à la nôtre.

Comment est ressentie l’arrivéede la Micra à Flins ?

Pour le site, c’est une chance, et cela lui permet d’assurer son avenir. Mais surtout, avec ce projet, l’Alliance est devenue concrète. Aujourd’hui, c’est un véhicule Nissan que nous fabriquons, mais, grâce au partage de bonnes pratiques et des process entre Renault et Nissan, j’ai le sentiment qu’il n’y a aucune différence avec la fabrication d’une voiture Renault.

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Passeport pour le marché mondial
et pour l'avenir de la conduite autonome

Renault Rapport Annuel 2106-2017

Alliance Renault-Nissan,

18

années d’expérience

Dans le monde en 2016,

9,96

millions de véhicules vendus
soit 1 véhicule sur 9

Des partenariats
fructueux

avec Daimler, Dongfeng, AVTOVAZ et Mitsubishi

424 797

véhicules électriques en ventes cumulées pour l’Alliance Renault-Nissan,
avec Mitsubishi Motors, fin 2016

Renault rapport annuel 2016-2017

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Renault rapport annuel 2016-2017